La médiation, le plus souvent associée à la médiation familiale ou à la médiation juridique, peut prendre une forme differente suivant
le contexte. La médiation socioculturelle se situe aux interstices du passage d'un milieu social à un autre, d'une culture à une autre.
C'est là où j'interviens comme médiatrice
Le médiateur ou la médiatrice socioculturelle est l’interface
Être l’interface c’est lier des mondes différents. C’est prendre contact et mettre en contact ce qui est séparé. Il n’y a pas seulement
séparation mais aussi contre-sens et opposition. Les mondes ou les milieux différents ne veulent pas forcement d’échange. Il y un intérêt à la séparation et à la distinction. Il y a des raisons
pour conserver des espaces protégés. A condition qu'ils ne deviennent pas clos et ghetto. Il n’y a pas intérêt à tout mélanger. L’amalgame n’est pas diversité. Ainsi être l’interface veut
dire respecter la différence, reconnaître la pluralité et établir un échange tout en respectant la particularité de l’autre.
Être « interface » dans ce sens-là signifie aussi faire aller-retour dans les deux directions opposées. Ça veut dire qu’il n’y a pas un monde privilégié par
rapport à l’autre, mais qu’il y a des moments, des époques, des situations qui font que les milieux restent fermés, limités et entourés.
Un pont permet de respecter les deux axiomes : diversité et rencontre.
C’est le pont qui peut devenir la clé du projet. Ce pont il faut l’entretenir. C’est là où commence le travail de la médiation socioculturelle. Il consiste à
utiliser le pont pour faciliter le passage. Un passage, une circulation qui doit être régulé, que ce ne soit pas une transgression ou une invasion. Il faut bien veiller sur les relations
déséquilibrées au niveau du pouvoir. C’est un processus continuel et éphémère en même temps.
Éphémère parce que les gens ne passent qu’un instant et continu parce qu’ils n’arrêtent jamais de faire des aller-retours. Si les mondes restent bien
distincts avec leur valeurs particulières il y a toujours intérêt à un passage, une communication.
Accompagnement
Je propose un accompagnement à des personnes qui voudraient un soutien pour prendre des décisions, pour clarifier des situations,
pour dénouer des conflits ou pour sortir d’une impasse. Ça peut se passer en une seule séance ou en plusieurs selon le besoin (une fois par semaine ou une fois par mois).
En général je fais un petit bilan après chaque séance, qui permet d’envisager la continuité du travail. Le problème se règle souvent en trois à dix séances.
Méthodes
1. Idée de base
Le principal outil est l’écoute active. Le respect de l’intégralité de la personne fait que toute emprise sur l’autre est éliminée. Le principe de
non-violence s’emploie autant sur le plan physique que sur le plan émotionnel et spirituel.
L’écoute active permet de laisser un maximum de liberté tout en étant attentif à la capacité et au besoin de l’autre. Je pose des questions, je vous donne la
parole et je reformule.
2. Méthodes empruntées
La parole est au centre, mais elle n’est pas le seul moyen de l’expression. Toute autre expression est acceptée et encouragée (dessin, geste, posture,
etc.).
J’emploie des éléments du psychodrame, de l’art thérapie, d’atelier d’écriture et de visualisation.
3. La séance
La séance habituelle dure 60 minutes. La première séance est plus longue pour expliquer la base et trouver la question du départ. Les autres séances se
déroulent en six étapes de 10 minutes. On contourne une alvéole (voir osmosophie) : au centre se trouve la question initiale. La première étape issue de la question initiale ouvre sur une
deuxième étape qui entraîne la suivante, ainsi de suite. Pour arriver à une solution ou une ouverture.
Rose.Killinger@club-internet.fr
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